
Dans un rapport publié le 27 avril, la Cour des comptes estime que la politique d’amélioration de la qualité des soins dans les établissements de santé reste insuffisamment efficace malgré l’existence d’outils de suivi et d’évaluation. Elle souligne notamment les limites des dispositifs de mesure de la qualité, avec une sous-déclaration importante des événements indésirables graves et un suivi incomplet des infections nosocomiales, tout en rappelant le coût élevé de la non-qualité des soins, évalué à plusieurs dizaines de milliards d’euros par an. Le rapport critique également une politique trop centrée sur les processus hospitaliers plutôt que sur les résultats cliniques et la pertinence des soins, en mentionnant notamment le non-respect de certains seuils d’activité chirurgicale, les risques liés à la prise en charge médicamenteuse et le suivi de la chirurgie ambulatoire. La cour relève aussi une diffusion inégale de la culture de la qualité, une faible place accordée à la formation initiale sur ces questions et une participation limitée des patients à travers les dispositifs Prems et Proms. Enfin, elle recommande la création d’une instance nationale chargée de définir une stratégie pluriannuelle de la qualité des soins afin de remédier au manque de coordination et de pilotage identifiés
