
Dans un communiqué publié le 20 avril, la Haute Autorité de santé indique ne pas être en mesure d’élaborer des recommandations de bonne pratique sur les critères d’éligibilité des femmes enceintes à une prise en charge en maison de naissance, faute de données suffisantes issues de l’expérimentation conduite ces dernières années. Sollicitée par la DGOS, elle devait définir les situations cliniques compatibles ou exclues d’une prise en charge en maison de naissance afin de garantir la qualité et la sécurité des soins. La HAS précise que les données transmises entre 2023 et 2024 étaient parcellaires et inexploitables, et que les études disponibles présentent un faible niveau de preuve scientifique, sans analyse de la viabilité médico-économique ni de la satisfaction des parturientes. En attendant la transmission des bilans ministériels, elle publie un avis de positionnement définissant deux catégories de suivi : le suivi B, correspondant aux grossesses à risque élevé nécessitant un suivi régulier par un gynécologue-obstétricien et excluant l’accouchement en maison de naissance, et le suivi A, destiné aux grossesses sans risque ou à faible risque. Le document précise également des situations nécessitant un avis spécialisé complémentaire et aborde les conditions d’un retour très précoce à domicile après un accouchement physiologique en maison de naissance.
