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Diagnostic / Patients à risques

CORONAVIRUS
COVID-19

Le 1er septembre 2020

Diagnostic

Les symptômes principaux sont la fièvre ou la sensation de fièvre et la toux.

La perte brutale de l’odorat, sans obstruction nasale et disparition totale du goût sont également des symptômes qui ont été observés chez les malades.

Chez les personnes développant des formes plus graves, on retrouve des difficultés respiratoires, pouvant mener jusqu’à une hospitalisation en réanimation et au décès.

Le délai d’incubation est la période entre la contamination et l’apparition des premiers symptômes. Le délai d’incubation du coronavirus COVID-19 est de 3 à 5 jours en général, il peut toutefois s’étendre jusqu’à 14 jours. Pendant cette période, le sujet peut être contagieux : il peut être porteur du virus avant l’apparition des symptômes ou à l’apparition de signaux faibles.

INFORMATION SUR LA RECONTAMINATION POTENTIELLE

À ce jour, il n’existe pas d’arguments scientifiques suffisamment robustes en faveur de la circulation de plusieurs souches réellement différentes de Covid-19, et donc d’une mutation de ce virus. Les travaux de recherche se poursuivent aujourd’hui pour mieux le connaître.

Il est commun pour un virus de muter et la grande majorité des mutations d’un virus sont neutres, voire bénéfiques à l’homme, c’est-à-dire que le virus évolue généralement vers moins de dangerosité.

Après avoir rencontré un virus, notre organisme développe des défenses immunitaires appelées anticorps, lui permettant de se défendre contre ce virus. Après l’infection au coronavirus, nous ne savons pas encore bien si ces anticorps sont efficaces et pour combien de temps. De premiers cas de nouvelle infection semblent avoir été décrits en Asie.

INFORMATION SUR DES FORMES CLINIQUES ATYPIQUES DE COVID-19
 
Les signes cliniques les plus fréquents du Covid-19 sont ceux d’une infection respiratoire aigüe, allant de formes pauci-symptomatiques ou évoquant une pneumonie, sans ou avec signes de gravité (syndrome de détresse respiratoire aigüe, voire défaillance multi-viscérale).
 
Toutefois des formes avec symptomatologie digestive, état confusionnel, initialement non fébriles sont souvent au premier plan chez les personnes âgées.
 
Le Conseil national professionnel de gériatrie et la Société française de gériatrie et gérontologie ont confirmé la symptomatologie atypique du Covid-19 chez les sujets âgés, indépendamment des signes respiratoires plus classiques, se traduisant par des signes digestifs (notamment diarrhée), un état confusionnel ou des chutes, une fébricule avec variations de température entre hyper et hypothermie.
Par ailleurs, le Conseil national professionnel d’ORL a constaté la recrudescence d’anosmie brutale sans obstruction nasale, parfois isolée qui pourrait être en relation avec le Covid-19.

Le Conseil national professionnel d’ORL lance une étude afin de préciser les éléments de cette constatation. Il convient dans ce cadre d’être attentif aux points suivants :

  • Toujours chercher ce symptôme devant un patient suspect de Covid-19 ;
  • En présence d’une anosmie sans obstruction nasale et avec une agueusie, le diagnostic de Covid-19 est à considérer comme vraisemblable et ces patients doivent être de facto isolés ;
  • Ne pas les traiter par corticoïdes inhalés ou per os et les lavages de nez sont décommandés, ils pourraient favoriser la dissémination virale ;
  • Ce tableau clinique semble plutôt caractéristique des formes bénignes. Toutefois il semble aussi assez fréquent dans les formes graves si on recherche le symptôme.

 

Patients à risques

Concernant les personnes à risque de développer une forme grave d’infection à SARS-CoV-2, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) considère qu’il s’agit des situations suivantes :

  • personnes âgées de 70 ans et plus (même si les patients entre 50 ans et 70 ans doivent être surveillés de façon plus rapprochée) ;
  • patients présentant une insuffisance rénale chronique dialysée, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;
  • les malades atteints de cirrhose au stade B au moins ;
  • les patients aux antécédents (ATCD) cardiovasculaires : hypertension artérielle, ATCD d’accident vasculaire cérébral ou de coronaropathie, chirurgie cardiaque
  • les diabétiques insulinodépendants ou présentant des complications secondaires à leur pathologie (micro ou macro angiopathie) ;
  • les insuffisants respiratoires chroniques sous oxygénothérapie ou asthme ou mucoviscidose ou toute pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale ;
  • les personnes avec une immunodépression :
    • médicamenteuses : chimiothérapie anti cancéreuse, immunosuppresseur, biothérapie et/ou une corticothérapie à dose immunosuppressive,
    • infection à VIH non contrôlé avec des CD4 <200/mn³
    • consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souche hématopoïétiques,
    • atteint d’hémopathie maligne en cours de traitement,
    • présentant un cancer métastasé.
  • les femmes enceintes par analogie avec les séries publiées sur le MERS-CoV et le SRAS en dépit d’une petite série de 18 cas d’infections à SARS-CoV-2 ne montrant pas de sur-risque ni pour la mère ni pour l’enfant ;
  • les personnes présentant une obésité morbide (indice de masse corporelle > 40kg/m² : par analogie avec la grippe A(H1N1) 

Concernant les arrêts de travail, il convient de se reporter à la page thématique.

 

COVID-19 ET TABAC

Les fumeurs ne sont pas plus à risque d’être contaminés, toutefois ils sont plus à risque de développer des formes graves. Fumer abîme les tissus pulmonaires et les rend plus vulnérables à l’arrivée du virus. Des études ont montré que fumer augmente le risque de développer une forme sévère ou très sévère du COVID-19 de +50%, ainsi qu’un risque de décès de +133% par rapport aux non-fumeurs.