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Vaccination
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Vaccination

CORONAVIRUS
COVID-19

Le 12 avril 2021

A ce jour, la vaccination est désormais ouverte à l’ensemble des personnes appartenant aux catégories suivantes :

puce - Vaccination L’ensemble des personnes de 55 ans et plus.

puce - Vaccination Les femmes enceintes à partir du deuxième trimestre de la grossesse.

puce - Vaccination Les résidents en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes et unités de soins de longue durée ou hébergées en résidences autonomie et résidences services.

puce - Vaccination Les personnes de plus de 18 ans souffrant d’une pathologie à très haut risque de forme grave de Covid-19 :

  • atteintes de cancers et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie,
  • atteintes de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés,
  • transplantées d’organes solides,
  • transplantées par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques,
  • atteintes de poly-pathologies chroniques et présentant au moins deux insuffisances d’organes,
  • atteintes de certaines maladies rares et particulièrement à risque en cas d’infection (voir la liste),
  • atteintes de trisomie 21.

puce - Vaccination Les personnes de 50 à 54 ans inclus souffrant d’une ou plusieurs des comorbidités voir liste plus bas.

puce - Vaccination Les personnes en situation de handicap, quel que soit leur âge, hébergées en maisons d’accueil spécialisées (MAS) et foyers d’accueil médicalisés (FAM).

puce - Vaccination Les résidents de 60 ans et plus dans les foyers de travailleurs migrants (FTM).

puce - Vaccination Les professionnels du secteur de la santé et du secteur médico-social appartenant aux catégories suivantes :

  • l’ensemble des professionnels de santé (voir liste plus bas),
  • les autres professionnels des établissements de santé et des établissements et services médico-sociaux (les personnels employés par l’établissement et les personnels d’entreprises prestataires exerçant en continu au sein de l’établissement),
  • les professionnels des résidences services,
  • les professionnels des centres d’hébergement spécialisés pour les personnes atteintes de la Covid-19,
  • les professionnels de l’aide à domicile et les salariés du particulier employeur intervenant auprès de personnes âgées et handicapées vulnérables (recevant l’APA ou la PCH),
  • les prestataires de services et distributeurs de matériel intervenant au domicile des patients,
  • les sapeurs-pompiers professionnels et volontaires,
  • les personnels composant les équipages des véhicules des entreprises de transport sanitaire,
  • les étudiants et élèves en santé au contact des patients,
  • les assistants de régulation médicale durant leurs stages en établissement ou en SMUR,
  • les professions à « usage de titre » reconnues par diverses lois non codifiées (ostéopathes, chiropracteurs, psychothérapeutes, psychologues),
  • les secrétaires médicaux en cabinet de ville et les assistants médicaux,
  • les médiateurs de lutte anti-Covid,
  • les vétérinaires.

Plateforme téléphonique régionale : 02 79 46 11 56 (de 8h à 18h, 7j/7)

Plateforme téléphonique nationale: 0 800 009 110 (de 6h à 22h 7/7)

Pour rappel, la vaccination n’est pas obligatoire.

L’indication de vacciner contre la Covid-19 n’est pas forcément facile et évidente.

Pour aider à la prise de décision, les infectiologues des CHU de Rouen et Caen ont élaboré une fiche sur les indications pour chaque type de vaccin.

Cette synthèse nous paraît claire, simple, facile.

Elle peut bien évidemment être transmise au médecin vaccinateur par le biais de votre patient à qui vous l’aurez remise.

Attention : il s’agit d’une fiche du 10 mars 2021, dont la validité peut-être ultérieurement remise en cause.

La stratégie vaccinale

Phases Description
Description Phase 1 (dès livraison des premières doses disponibles)
  • 1 Les résidents d’établissements accueillant des personnes âgées et résidents en services de longs sé-jours (EHPAD, USLD …)
  • 1 Les professionnels exerçant dans les établisse-ments accueillant des personnes âgées (en premier lieu en EHPAD, USLD) présentant eux-mêmes un risque accru de forme grave/de décès(plus de 65 ans et/ou présence de comorbidité(s))
Phase 2
  • 2 Les personnes de 75 ans et plus, en commençant par les personnes les plus âgées et/ou celles pré-sentant une ou plusieurs comorbidité(s)
  • 2 Puis les personnes de 65-74 ans, en priorisant celles présentant au moins une comorbidité
  • 2 Puis les professionnels du secteur de la santé et du médico-social âgés de 50 ans ou plus et/ou présentant une ou plusieurs comorbidité(s) quel que soit leur mode d’exercice
Phase 3
  • 3 Les personnes à risque du fait de leur âge (50-65 ans) ou de leur(s) comorbidité(s) non vaccinées antérieurement
  • 3 Les professionnels des secteurs de la santé et du médico-social non vaccinés antérieurement,
  • 3 Les opérateurs/professions des secteurs «essentiels»
Phase 4
  • 4 Les personnes vulnérables et précaires (sans domicile fixe…), vivant en collectivité (prisons, établissements psychiatriques, foyers…) non vaccinées antérieurement du fait de leur âge ou comorbidité(s)
  • 4 Les professionnels prenant en charge les personnes vulnérables dont les travailleurs sociaux, non vaccinés antérieurement du fait de leur âge ou comorbidité(s)
  • 4 Les personnes vivant dans des hébergements confinés ou encore travaillant dans des lieux clos favorisant l’acquisition de l’infection (ouvriers du bâtiments, abattoirs, etc.) non vaccinées antérieurement du fait de leur âge ou comorbidité(s)
Phase 5
  • 5 Autres tranches de la population susceptibles d’être infectées (18 –50 ans) et non ciblées antérieurement

 

Contre-indications

Le vaccin est contre-indiqué chez les personnes ayant présenté une hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients du vaccin.

Il n’est pas recommandé chez des personnes ayant présenté des manifestations allergiques graves telles des réactions anaphylactiques. Il faut rechercher les situations particulières pour lesquelles la vaccination n’est pas recommandée.

Les femmes enceintes étant très faiblement représentées dans les études, les données disponibles sur l’administration du vaccin chez les femmes enceintes sont insuffisantes pour informer des risques de la vaccination pendant la grossesse.

L’administration du vaccin pendant la grossesse n’est pas conseillée sauf s’il existe un risque de forme grave particulièrement élevé identifié lors de la décision partagée. Une femme enceinte ayant reçu une 1re dose de vaccin ne doit pas recevoir une 2e dose avant la fin de la grossesse. Il est conseillé aux femmes en âge de procréer de ménager un délai de 3 mois après la 2e dose de vaccin avant d’initier une grossesse.

Il n’y a pas de données disponibles concernant le vaccin et l’allaitement maternel. Il est recommandé de ne pas vacciner pendant l’allaitement.

Concernant les patients ayant déjà eu la Covid-19, il est difficile d’évaluer le niveau d’immunité conféré par l’infection par le Sars-Cov-2. Mais les récidives documentées sont rares (moins de 10 rapportées). D’une part, il n’y a pas de données qui permettent actuellement de savoir s’il y a un bénéfice à vacciner les personnes qui ont déjà été infectées par la Covid et, si oui, quand et comment. D’autre part, les données dont on dispose avec un recul moyen de 3 mois après le début des symptômes, permettent, à ce stade, de considérer qu’il n’y a pas d’effet indésirable en cas de vaccination chez les patients ayant eu une Covid-19 symptomatique. Si la décision d’effectuer la vaccination après une Covid-19 est prise, il est recommandé d’attendre 3 mois après l’épisode aigu pour vacciner. Il est préférable de ne pas vacciner en cas de symptômes persistants de Covid-19.

Les personnes ayant un traitement immunosuppresseur et les personnes immunodéprimées hors VIH ont été exclues de l’étude. Cependant, faisant partie des personnes à risque de forme grave, la vaccination est recommandée dans ces situations. L’efficacité du vaccin peut être diminuée chez les sujets immunodéprimés. Les personnes ayant une infection VIH n’ont pas été exclues des essais mais les données de ce groupe n’ont pas été incluses dans l’analyse de l’efficacité du vaccin. Il est recommandé de proposer la vaccination aux personnes ayant une infection VIH (quel que soit le nombre de CD4).

Facturation des actes – en Cabinet et en Centres de vaccination

Depuis le lancement de la campagne de vaccination, le code unique VAC servait à rémunérer aussi bien la consultation médicale (incluant le cas échéant la première injection vaccinale) que l’acte d’injection seul.

Depuis le 23 février 2021, avec le logiciel métier mis à jour, le médecin doit facturer :

le code VAC d’une valeur unique de 25 euros en cas de consultation ou de visite médicale préalable à la vaccination (tarif comportant la première injection si elle est réalisée dans le même temps) ;

le code INJ d’une valeur de 9,60 euros lorsque l’injection vaccinale est réalisée.

Ces codes doivent impérativement être utilisés pour des raisons de traçabilité de l’activité vaccinale anti-Covid-19.

Ces codes VAC et INJ sont : exclus du parcours de soins / remboursés à 100 % / exonérés des franchises et des participations forfaitaires / obligatoirement en tiers payant / sans dépassement autorisés.

Les majorations de déplacement (et indemnités kilométriques le cas échéant) et dimanche/jours fériés (majoration F) sont facturables en sus des codes VAC et INJ ;
les majorations de nuit et dérogatoires de renfort en Ehpad ne sont pas cumulables avec la vaccination.

En cas de majoration ou complément associé à ces codes VAC et INJ (et uniquement dans ce cas), il est impératif d’indiquer l’EXO DIV 3 afin de garantir la prise en charge à 100 % de la vaccination pour le patient.

Questions en suspens

Récapitulatif des questions restant en suspens

  • niveau d’efficacité et de tolérance de la vaccination sur les populations particulières (immuno-déprimées, femmes enceintes les plus âgées…)
  • durée de l’immunité vaccinale
  • et schéma de revaccination
  • efficacité de la vaccination sur la transmission du virus
  • effets indésirables à long terme de vaccins contre la Covid-19

Stratégie vaccinale dans les EHPAD et USLD

Guide sur l’organisation de la campagne de vaccination pour la phase 1, en EHPAD et USLD

Ce guide de 45 pages est destiné aux acteurs concernés (ARS , fédérations du secteur du grand âge, fédérations hospitalières, représentants des professionnels de santé et des associations de patients).

Y sont détaillées :

puce - Vaccination la préparation de la campagne
puce - Vaccination la consultation pré-vaccinale et le recueil du consentement
puce - Vaccination les moyens nécessaires pour les séances de vaccination avec le vaccin Pfizer
puce - Vaccination l’organisation d’une séance de vaccination
puce - Vaccination la pharmacovigilance et le suivi post-vaccinal

Vaccin-Covid

Un téléservice dédié au suivi de la vaccination : « Vaccin-Covid »

Afin d’assurer la traçabilité des vaccins et des étapes de la vaccination, de la consultation pré-vaccinale aux injections du vaccin, un téléservice baptisé « Vaccin Covid » est ouvert depuis le 4 janvier 2021. Son utilisation est obligatoire pour assurer le bon déroulement et le bon suivi de la campagne de vaccination.

Ce téléservice Vaccin Covid prévoit des fonctionnalités facilitant le suivi de la vaccination :

  • la déclaration des effets indésirables éventuellement observés après l’injection du vaccin, avec le lien vers le portail des signalements des effets indésirables de l’Agence nationale de sécurité des médicaments (ANSM) ;
  • la possibilité de créer, enregistrer et éditer un document après chaque étape (consultation prévaccinale, première et deuxième injections). En fin de vaccination, le bilan de la vaccination peut être imprimé, signé et remis au patient à qui il servira de certificat de vaccination.

Un tutoriel de Vaccin Covid (PDF) est mis à la disposition des médecins. Il présente les écrans de ce nouveau téléservice.

Comment se connecter au téléservice Vaccin Covid ?

Vaccin Covid sera accessible par tous les médecins, soit via l’espace amelipro par carte CPS, soit directement par carte e-CPS sur le site vaccination-covid.ameli.fr (ouverture prévue le 4 janvier). La saisie des informations strictement nécessaires à la vaccination de leurs patients a été simplifiée et la majorité des champs est pré-remplie.

Il est demandé aux médecins réalisant les consultations pré-vaccinales et les vaccinations de vérifier avant le début de la campagne de vaccination qu’au moins un de ces accès est fonctionnel.

Si ce n’est pas le cas, il est nécessaire de :

  • mettre à jour ses coordonnées auprès de l’Ordre des médecins ;
  • activer sa e-CPS (carte CPS sur smartphone) sur https://esante.gouv.fr/securite/e-cps (la vérification d’identité se fait à partir des coordonnées connues de l’Ordre, d’où la nécessité de les mettre à jour si besoin) ;
  • en cas d’échec, activer sa e-CPS grâce à une carte CPS en allant en parallèle sur un ordinateur avec lecteur de carte CPS. Explications et tutoriel disponibles sur https://esante.gouv.fr/securite/e-cps.

En cas de difficultés, les médecins peuvent également contacter le support téléphonique des cartes CPS : 0 825 852 000 (0,06 euros / min).

Les conseillers informatique service (CIS) de l’Assurance Maladie contactent actuellement les Ehpad et les USLD pour vérifier leurs accès au téléservice Vaccin Covid par carte CPS ou e-CPS.

Pour toute question concernant la facturation, l’utilisation d’amelipro ou tout autre sujet administratif ou médical, le professionnel de santé peut contacter l’Assurance Maladie au 3608 (service gratuit + prix de l’appel).

Sclérose en plaques et vaccin

Résultat du travail d’un groupe d’expert de la SFSEP (société francophone de la SEP), vous trouverez ci-dessous une lettre d’information sur « Sclérose en plaques et vaccin anticovid ». Elle est également disponible sur le site de la SFSEP, de même que différentes informations sur la SEP en particulier des recommandations qui peuvent utile dans l’exercice quotidien.

 

Recommandations HAS

La nouvelle du jour de la HAS reste quand même : pas de 2ème dose avec AstraZeneca pour les moins de 55 ans. La 2ème dose se fera avec Moderna ou Pfizer en respectant un délai de 12 semaines entre la 1ère et la 2ème dose.

Conformément aux recommandations du 2 février 2021de la Haute autorité de santé (HAS), il a été décidé qu’à compter du 25 février 2021, le vaccin AstraZeneca sera utilisé pour la vaccination des personnes de 50 à 64 inclus atteintes de comorbidités dans les cabinets de ville.

 

Pharmacovigilance

La surveillance des effets indésirables repose sur les Centres de PharmacoVigilance Régionaux qui se trouvent au cœur de la stratégie de repérage des effets indésirables graves des vaccins contre la Covid-19.

Pour cela, nous vous rappelons les différentes modalités de déclaration possibles :

Portail de la DGS : https://signalement.social-sante.gouv.fr

Pour les départements 50, 14 et 61 :

Téléphone : 02.31.06.46.72 (9h-18h)
Email : pharmacovigilance@chu-caen.fr

Pour les départements 76 et 27 :

Téléphone : 02.32.88.90.79

E-mail: pharmacovigilance@chu-rouen.fr

Autorisation de mise sur le marché (AMM)

L’AMM du vaccin Comirnaty® de Pfizer-BioNtech  vient d’être modifiée pour faire apparaître la possibilité de réaliser six doses dans un flacon (un flacon contient 6 doses de 0,3 ml après dilution). Si la quantité de vaccin restant dans le flacon ne permet pas d’obtenir une dose complète de 0,3ml, jeter le flacon et la solution résiduelle et ne pas regrouper les résidus de solution provenant de plusieurs flacons.

Dans un avis en date du 7 janvier 2021, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a considéré qu’il était nécessaire de maintenir l’administration de deux doses de vaccins aux personnes vaccinées, et que le délai d’administration de la seconde dose pouvait être envisagé entre 21 et 42 jours au vu des circonstances actuelles spécifiques, afin d’élargir la couverture vaccinale des personnes prioritaires.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’est positionnée le 5 janvier en faveur d’un intervalle entre les deux doses de Pfizer-BioNTech de 21 à 28 jours et, en cas de circonstances exceptionnelles, pour le fait d’allonger ce délai sans dépasser 42 jours.

Dans ce contexte, la recommandation nationale est désormais la suivante :
– Pour le vaccin Pfizer-BioNTech :
pour les personnes âgées hébergées en EHPAD et en USLD, l’intervalle prévu reste de 21 jours ;
pour les autres personnes éligibles à la vaccination, l’intervalle recommandé est de 28 jours.
– Pour le vaccin Moderna : l’intervalle recommandé est de 28 jours.